et aussi de partager avec vous mes photos, mes lectures, mes goûts musicaux...

dimanche 15 octobre 2017

L'oeil du léopard

Henning MANKELL, j'ai découvert cet écrivain depuis peu. Je remercie d'ailleurs Marie-France de me l'avoir recommandé. J'ai lu récemment de lui : L'oeil du léopard, que je vous conseille d'ailleurs fortement. Il est très bien !

Quatrième de couverture
« Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson, adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux : aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois.
1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence, Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’œufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine. »

Extraits
- « On ne peut pas tout partager, il faut s'aménager un jardin secret. En avançant dans la vie, on acquiert cette sagesse fondamentale qui vous indique les rêves qui sont à partager et ceux qui sont à garder secret. »
- « Le comportement barbare de l'être humain a toujours un visage humain, pense-t-il confusément. C'est ce qui rend la barbarie si inhumaine. »
- « La vie ne dure qu'une seconde vertigineuse. Elle n'est qu'un petit souffle dans la bouche de l'éternité. Seul le fou se croit capable de défier le temps... »
- « Un empire qu'on construit sur la base la plus fragile, à savoir sur l'oppression et l'aliénation, est une construction destinée à s'effondrer avant même d'être achevée. »
- « Peut-on vivre dans un pays étranger sans essayer de le transformer à l'image de celui qu'on a quitté ? »

vendredi 29 septembre 2017

Un petit tour dans le Cantal

Ces derniers temps, je me balade pas mal, c'est vrai, mais je vais me calmer... :-)
Voici donc cette fois quelques photos de ma dernière escapade dans le CANTAL, une magnifique région à découvrir si vous ne connaissez pas...



La suite, c'est ici ->Le CANTAL.

dimanche 17 septembre 2017

Escapade au Lac de Serre-Ponçon

La semaine dernière, petite escapade de quelques jours au Lac de Serre-Ponçon. J'ai évidemment fait plein de photos et j'ai envie de les partager avec vous. :-)


La suite, c'est ici -> ​ Le Lac de Serre-Ponçon
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vendredi 15 septembre 2017

En attendant Bojangles

En attendant Bojangles - Olivier Bourdeaut
Un roman déjanté, drôle et très émouvant.
J'ai adoré !

« C'est une histoire d'amour fou, un premier roman qui veut « botter le cul à la raison », porté par la voix de Nina Simone. Devant leur fils en extase, Louise et Georges forment un couple fantasque. Ils dansent jour et nuit dans leur immense appartement tout en buvant des cocktails colorés. S'ils oublient d'ouvrir le courrier, c'est pour mieux ignorer le temps qui passe et la banalité des contraintes sociales. Dans ce tourbillon, une grue de Numidie, nommée Mademoiselle Superfétatoire, a trouvé sa place. Elle ondule son long cou noir et crie très fort en glissant sur le parquet. Chaque jour est une fête, et Louise, la mère, magicienne, change de prénom comme de robe de bal. Parfois, elle décide de quitter la ville pour un château en Espagne dont le balcon donne sur la mer. Les lendemains n'existent pas...
Dans cette fable pétillante comme une flûte de champagne, la mort est un mensonge et devient prétexte à poésie. On rit comme on pleure au rythme de la valse. Quand le fils admiratif prend la parole, on croirait une chanson de Boris Vian, à la fois allègre et humoristique. Mais lorsque le père écrit son journal, un autre ton, légèrement suranné et plus inquiet, vient se glisser comme une image fitzgéraldienne. Ce court roman file sur la piste de danse, robes en corolle et chaussures cirées. En quelques bulles, il est déjà terminé, donnant envie de réécouter encore une fois la voix chaude de Nina Simone dans Mr Bojangles, un conte parfumé à la nostalgie. » (​ Christine Ferniot - Télérama)

Pour vous donner le ton, cet extrait :
« Un jour par an seulement, ma mère possédait un prénom fixe. Le 15 février, elle s'appelait Georgette. Ce n'était pas son vrai prénom, mais la Sainte-Georgette avait lieu le lendemain de la Saint-Valentin. Mes parents trouvaient tellement peu romantique de s'attabler dans un restaurant entourés d'amours forcés, en service commandé. Alors chaque année, ils fêtaient la Sainte-Georgette en profitant d'un restaurant désert et d'un service à leur seule disposition. De toute manière, Papa considérait qu'une fête romantique ne pouvait porter qu'un prénom féminin.
- Veuillez nous réserver la meilleure table, au nom de Georgette et Georges s'il vous plaît. Rassurez-moi, il ne vous reste plus de vos affreux gâteaux en forme de coeur ? Non ! Dieu merci ! disait-il en réservant la table d'un grand restaurant.
Pour eux, la Sainte-Georgette n'était surtout pas la fête des amourettes. »

A écouter en lisant le livre ! ou juste pour le plaisir...
Très très belle chanson ♥♥♥

vendredi 8 septembre 2017

Un p'tit tour avec moi...

lors de ma dernière escapade dans ce petit coin de paradis que j'aime tant !


Les autres photos sont ici ►  ​ ​ Au pays de la maison bleue
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lundi 4 septembre 2017

LA TERRE QUI PENCHE

LA TERRE QUI PENCHE, roman de Carole Martinez.
Coup de coeur ! pour ce roman que je viens de finir de lire.

Résumé
« Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman. » 
- Carole Martinez est née en 1966. Son premier roman, Le coeur cousu a reçu de nombreux prix littéraires. Du domaine des murmures* a obtenu le Goncourt des lycéens 2011.

Extraits
- « L'élan d'une aube est une force vive qui est à la fois un début et une fin. Un instant bref et fort comme un coup de tonnerre qui s'effrange en lumière, une étincelle qui nous fait renaître à nous-même. »
- « Heureux ceux qui désirent jusqu'au bout, et même au-delà, ceux qui meurent curieux, heureux, les oublieux qui redécouvrent chaque jour le monde, heureux les emphatiques, les simples et les croyants ! Heureux les imbéciles ! »
- « Les secrets de famille sont des fantômes, on les enterre, mais ils nous hantent. Si je doutais de mon existence, je dirais même que ce sont les seuls vrais fantômes. Mais peut-être ne suis-je qu'une simple histoire de famille qui se cherche désespérément un sens. »

*J'ai lu Du domaine des murmures, un très bon livre également. Si vous aimez les ambiances moyenâgeuses, vous aimerez ces deux romans.

jeudi 17 août 2017

Les vieux ne pleurent jamais

Lu ces jours (en regardant la photo, devinez où... :-)) :
Les vieux ne pleurent jamais, de Céline Curiol.

« Si l'on avait su, jeune, à quelle vitesse toute cette vie passait, cette vie qui un matin s'étalait devant nous, aussi dégagée et infinie que la mer contemplée depuis la rive, une mer lisse à perdre de vue, une invitation à l'exploration, dont petit à petit, dans un mouvement imperceptible car sans heurts, les bords infiniment éloignés se rapprocheraient pourtant, se resserreraient, et de vague en vague, sans en avoir encore tout à fait l'air, cette mer se mettrait à ressembler à un lac, un très grand lac dont le périmètre à son tour tendrait à diminuer, et le lac bientôt se rétrécirait, devenant un fleuve, certes large mais sur lequel on ne naviguerait plus que dans une seule direction entraînés par le courant, puis avec de moins en moins de latitude car déjà le fleuve serait devenu rivière, à l'envergure décroissante, qui deviendrait à son tour un ruisseau où l'on avancerait alors de façon plus poussive, à cause de la faiblesse du courant, jusqu'à revenir à sa source ; si l'on avait su tout cela, on aurait sans doute moins perdu de temps en broutilles, en gémissements et remords, on aurait accompli davantage, ou peut-être au contraire, aurait-on cessé de s'agiter afin de contempler ce long spectacle magnétique d'éclosions et d'extinctions qu'était le vivant. »

Quatrième de couverture
« À soixante-dix ans, Judith Hogen vit désormais seule. Actrice à la retraite, elle a cessé de fréquenter les scènes artistiques new-yorkaises et se contente de la compagnie de sa voisine, Janet Shebabi, une femme de son âge fantasque et malicieuse.
Trouvant un soir entre les pages d’un roman de Louis-Ferdinand Céline une vieille photographie, Judith est transportée cinquante ans en arrière et soudain submergée de tendresse et de ressentiments. Face à ce visage longtemps aimé, elle se surprend à douter des choix du passé.
C'est ce moment que choisit Janet pour lui proposer de partir, de s’embarquer dans un voyage organisé aussi déroutant que burlesque au cours duquel s’établit entre elles un compagnonnage heureux hors des convenances de l’âge.
De retour à Brooklyn, Judith doit bien admettre que la raisonnable passivité que lui impose la société devient insupportable. Elle décide de repartir en voyage, dans son pays natal, cette France quittée dans les années soixante, là où demeure cet homme, celui de la photo, ce héros.  »
Céline Curiol convoque ici avec humour les paradoxes de l’âge à travers le mystère de la permanence, de la persistance des liens entre les êtres. Qu’ils soient amis, frère et soeur ou amants, que reste-t-il de ces attaches qui les construisent, les rassurent ou les abîment ?

jeudi 10 août 2017

Petite pause.

Je vous laisse en compagnie de ces petits moineaux surpris en pleine baignade ! :-)



Et comme je suis encore là ce soir (vendredi), je rajoute une photo de ma récolte du jour !
Qui veut des tomates, qui veut des belles tomates ?... :-)

samedi 5 août 2017

Papillonnage

Si vous aimez les papillons tout comme je les aime, envolez-vous jusqu'ici -> ​Papillons.

▲ Un Petit nacré (Issoria lathonia), hier après-midi, chez Agnès.
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jeudi 3 août 2017

Cliché du soir

Rien d'exceptionnel, la lune, un avion... mais tout de même, je m'émerveille !... :-)

Cliquez sur la photo pour l'agrandir...

mardi 1 août 2017

La récolte a été bonne !

Oui, la récolte de photos a été bonne durant ces six jours passés
dans ma petite maison bleue ! :-)


Suivez ce lien, pour voir les autres photos -> ​ La récolte
Il y a des paysages, des fleurs, des animaux, une recette de gâteau au chocolat,
et une drôle de tomate ! :-)
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Le tourbillon de la vie

Lundi 31 juillet. Jeanne Moreau nous quitte.
J'aimais beaucoup cette femme.

vendredi 21 juillet 2017

Je l'aimais cet homme-là...

Quel talent, quelle voix, quelle gentillesse, quel charisme !...

Claude RICH nous a quittés hier à l'âge de 88 ans
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mardi 18 juillet 2017

Le conformisme n'est pas notre nature

« Un magnifique court-métrage nous rappelle que le conformisme n’est pas notre nature.
Une petite animation espagnole, Alike touche nos cœurs à travers un message qui résonne avec l’expérience de chacun. Beaucoup trop souvent nous nous laissons aller sur un élan de conformité qui nuit à notre perception de nous et des autres.
   Les enfants n’ont pas encore été touchés par la banalité et la négativité de la vie dans nos société de consommation. Leur passion pour les petites choses de la vie peut nous réapprendre de voir ce qui est vraiment important pour notre bonheur et bien-être. Si nous faisons uniquement ce que la société attend de nous, nous risquons de perdre l’étincelle de joie et de créativité que nous portons dès notre enfance. Ce que cette belle animation nous rappelle c’est que nous pouvons observer les enfants et apprendre de leur exemple d’authenticité pour nous sortir du conformisme qui nous étouffe chaque jour.
   Nous, les humains, ont la responsabilité de permettre à nos esprits de grandir et fleurir sans pour autant perdre notre joie, imagination et honnêteté d’enfant. Nous devons aussi préserver notre curiosité naturelle et la laisser rayonner de notre personne vers le monde extérieur. Nous continuons à nous battre pour des croyances qui ne nous servent plus en tant qu’individus ou société et nous sommes les seules qui peuvent changer cela. Apprenons à mettre la technologie de côté de temps en temps et sortons dehors. Soyons des personnes fortes qui savent dire oui ou non selon ce que nous trouvons juste, utile ou excitant. Nous avons la capacité d’apprendre à nous soigner des dégâts de la conformité excessive qui nous est imposé. » -> ​source

mercredi 12 juillet 2017

Une fleur à découvrir

Connaissez-vous cette fleur ? Non ? 
Alors, cliquez sur ce lien, et vous le saurez : ​ Quel est son nom ?
Et vous verrez aussi d'autres photos !

mardi 4 juillet 2017

PLUIE - Kirsty Gunn

PLUIE de Kirsty Gunn, un magnifique roman, une très belle histoire d'amour entre Janey et son petit frère Jim. Un roman d'une très grande poésie.
Merci Agnès de me l'avoir fait découvrir.


Résumé :
« Une maison de vacances, un été au bord de l'eau. Janey et son petit frère Jim, livrés à eux-mêmes, passent leurs journées près du lac, terrain de jeu et d'exploration magique. Mais de retour à la maison, ils doivent renoncer à leur monde de rêves pour retrouver la réalité - des parents négligents trop occupés à boire des cocktails et distraire leurs amis. Janey veut protéger son petit frère du monde des adultes. Elle se substitue à la mère, femme sublime, adulée par son mari. Les enfants croient trouver refuge près du lac, mais le danger n'est pas loin... »

« PLUIE est le premier roman de Kirsty Gunn, considérée comme l'un des écrivains les plus prometteurs et les plus originaux de sa génération. Un talent et une maîtrise qui rappellent Colette et Katherine Mansfiel. »


Extrait (pp. 11-12)
« "Ne t'en vas pas ! criait Jim, au loin. Reviens par ici, c'est pas rassurant là-bas"
Bizarre, tout de même, qu'il crût que je pourrais l'abandonner quand c'était lui qui essayait toujours de s'échapper. Il s'enfuyait au moment où nous atteignions la deuxième plage, gambadant devant moi sur la vaste étendue sablonneuse comme un petit chien débarrassé de sa laisse. Il courait en décrivant d'immenses cercles, tournant inlassablement, allant et venant sans cesse entre l'eau et la terre ferme.
"Je suis là ! Regarde moi !"
Mon petit caoutchouc.
Quel était donc le besoin qui le poussait à s'éloigner ainsi de moi sans lui permettre toutefois de quitter mon champ de vision ? Plus tard je découvris que les amants se comportaient de la sorte, qu'ils recherchaient instinctivement la solitude tout en aspirant à des regards, à des caresses qui les enchaînent. Etait-il comme un de ces hommes ? Une créature exercée qui pouvait déguerpir d'un seul coup et que retenait pourtant quelque fil invisible ? Qu'était-ce donc qui le poussait à partir, à revenir, à repartir encore puis qui le laissait en plan ? Sa voix virevoltait à présent, flottant, légère dans l'air paisible. »

dimanche 2 juillet 2017

Deux façons de concevoir sa vie

« Il y a deux façons de concevoir sa vie. Une est de penser que les miracles n'existent pas. Et l'autre de penser que chaque chose est un miracle. » (Albert Einstein)

Photo faite en juin 2016

vendredi 23 juin 2017

Le coeur de Piana

Ma cousine Dany vient de m'envoyer cette photo, ce magnifique coeur qui se trouve aux calanques de Piana. Merci Dany, il est très beau ♥, je le dépose sur mon blog pour en faire profiter mes visiteurs.

vendredi 16 juin 2017

Souvenir de deux belles journées...

15 et 16 juin 2017

Souvenir de deux belles journées passées avec une Amie.
La qualité des photos est très moyenne car, ayant oublié mon appareil photos, je les ai faites avec mon téléphone portable, mais j'ai tout de même envie de les partager avec vous...


S'il vous plaît, suivez moi : ​La suite ici
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mercredi 14 juin 2017

mardi 13 juin 2017

Deux livres, deux coups de coeur

- La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano 


Quatrième de couverture
« Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter. »

Extraits :
- « Car ils étaient unis par un fil qui ne pouvait exister qu'entre deux individus de leur espèce, deux individus qui avaient reconnu leur solitude dans celle de l'autre. »
- « Ils s'étaient construit une amitié bancale et asymétrique, composée de longues absences et de grands silences, un espace vide et propre où ils avaient tout loisir de reprendre haleine quand les murs du lycée se rétrécissaient au point de les étouffer. »
- « Les autres furent les premiers à remarquer ce qu'Alice et Mattia ne comprirent qu'au bout de nombreuses années. Ils pénétrèrent dans la pièce main dans la main. Ils ne souriaient pas, leurs regards suivaient des trajectoires différentes, mais on aurait dit que leurs corps coulaient l'un dans l'autre à travers leurs bras et leurs doigts joints. Le contraste prononcé que formaient les cheveux clairs d'Alice autour de son visage trop pale et les cheveux foncés de Mattia retombant sur ses yeux noirs s'anéantissant dans un arc subtil. Il y avait entre eux un espace commun dont les confins n'étaient pas bien tracés, ou rien ne semblait manquer et ou l'air paraissait inerte, tranquille. »

J'ai beaucoup aimé cette histoire. J'ai aimé ces deux jeunes gens qui peinent à trouver leur place. J'ai aimé ces deux jeunes gens blessés dans leur corps et leur coeur. J'ai aimé ces deux jeunes gens fragiles et si forts aussi. Un véritable coup de coeur pour ce livre.



- Pas d'inquiétude de Brigitte Giraud 


Quatrième de couverture
« Mehdi est tombé malade quand nous avons emménagé dans la nouvelle maison. C'est moi qui avais relevé la boîte aux lettres ce jour-là, c'était un samedi matin. J'avais entre les mains l'enveloppe blanche petit format qui contenait des résultats d'analyses que nous ne saurions pas interpréter et qui allaient changer notre vie. »

Extraits :
- « J'ignorais finalement ce que c'était d'être parent. Etait-ce cette chose monstrueuse qui consiste à faire croire qu'on sait alors qu'on est submergé, qui consiste à guider tous feux éteints. »
- « Nous étions assis face à face, chacun avec sa nouvelle tête, trop apprêté, exceptionnellement net. J'observais Mehdi qui regardait ailleurs et je l'aimais. C'est ce qui me traversait à ce moment, comme si cette sensation me submergeait. J'aurais voulu lui dire quelque chose là, assis face à lui devant ma glace au chocolat, mais ça n'aurait pas eu de sens. Je me contentais de regarder Mehdi et c'était troublant comme nos visages flottaient dans la musique de la galerie marchande, détachés du décor, parfaitement déplacés. Nous étions tels deux étrangers arrivés là par hasard, hors de leur trajectoire, pour ainsi dire perdus. »

J'ai aimé cette histoire également, elle m'a beaucoup touchée, peut-être parce que j'ai pensé à mon petit-fils et à ses parents, à leurs difficultés, à leur parcours pas toujours facile, à leur vie paisible d'avant qui, d'un seul coup, a basculé...  En lisant cette histoire, j'ai pensé à eux. Et cette histoire, racontée par Brigitte Giraud, est belle, très belle. Un coup de coeur aussi pour ce livre.

mercredi 7 juin 2017

Et encore un an de plus !...

Le temps passe, les années s'enchaînent de plus en plus vite, c'est mon impression, mais je suis toujours là, et c'est une chance, c'est ce que je me dis chaque matin, car chaque jour nouveau est un cadeau.

Photo faite vendredi dernier à Saint-Goustan (Morbihan).

samedi 20 mai 2017

Mais l'ancolie fleurit...

 Pause printanière.

 Je vous laisse en compagnie de ces fleurs d'Ancolie, elles sont belles, n'est-ce pas ?.
 De plus, j'adore leur nom....

 A bientôt !.



mardi 16 mai 2017

« L'Inaperçu »

Il y a quelques semaines, à la médiathèque, j'avais pris trois livres de Sylvie Germain : 
- « Le monde sans vous » (je n'ai pas fini de le lire, je n'arrivais pas à me mettre dedans).
- « Petites scènes capitales » (je l'ai aimé mais sans plus).
Un peu déçue donc par la lecture de ces deux premiers ouvrages, je m'étais dit que je ne reprendrais pas la prochaine fois de livres de cette auteure. Et puis cet après-midi, j'ai commencé à lire le troisième : - « L'inaperçu », et celui-ci je l'ai lu d'une traite. Il m'a beaucoup plu. Comme quoi, parfois, il faut persévérer...

Résumé
« Les Bérynx : une famille ordinaire, avec son patriarche autoritaire, ses mères affairées, ses enfants fragiles, ses secrets non partagés et son lot de drames. Et il y a Pierre, qui vient de se greffer sur cette famille comme une sorte d'ange gardien dont on ignore presque tout, homme à tout faire, mais aussi à tout défaire. Jusqu'au jour où il disparaît sans laisser d'autres traces que les brèches qu'il a ouvertes en chacun.
Roman des origines autant que de la construction de soi, L'Inaperçu, comme Magnus, fait coexister le plus sombre de l'Histoire et des tragédies individuelles avec l'imprévisible, la puissance de l'imaginaire, les rêves les plus fous, tout ce qui échappe à l'emprise du temps et permet d'inventer son destin.»

Extrait
« Pierre se tient debout devant ce ciel en radieuse incandescence ; il en respire l'éclat, le souffle, l'espace. Il est dedans. Etre dedans, "ce n'est pas quelque chose qu'on décide", disait Rothko. C'est quelque chose qui se décide au profond de soi, une volonté qui s'affirme avec la force de l'évidence, de l'amour, une résolution qui s'impose abruptement pour avoir longtemps mûri dans l'ombre. Pierre est dans cette crue de lumière qui va bientôt basculer, refluer, il est dans le cours du temps, au coeur du temps. Il se dresse dans l'embrasure d'un tableau prodigieux, en expansion et variations illimitées, dans la splendeur du visible. Il est dans l'éblouissante nudité du désir, au vif de la vie même. »

 Peinture de Mark Rothko

mercredi 10 mai 2017

Je le pense aussi...

« Je crois en une contamination de l’amour, de la bienveillance, de la douceur et de l’intelligence. Chaque fois qu’on pose un acte de tendresse, d’affection, d’amour, chaque fois qu’on éclaire quelqu’un en lui donnant un conseil, on modifie un tout petit peu l’avenir de l’humanité dans le bon sens. Et chaque fois qu’on dit une vacherie, qu’on commet une méchanceté, et qu’on les répète, on fait perdre du temps aux progrès humains. Que chacun cultive le plus grand nombre possible de ressentis et d’actes positifs est donc vital pour tout le monde. »
-> Christophe André - « Trois amis en quête de sagesse »

mercredi 26 avril 2017

Balade dans les bois

Malgré le froid et la pluie, balade dans les bois... avec les petits. :-)





Une petite pause en bord de Loire pour jeter des cailloux ! :-)


Et pour finir joliment la journée, un coeur sur le chemin... :-)

samedi 22 avril 2017

Couleur jaune...


Champ de jonquilles près de Craponne-sur-Arzon
(photo faite avec mon téléphone portable, d'où la qualité moyenne...)
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